Sensibilisée à la cause écologique, une collègue prête à Caroline le livre La Famille zéro déchet de Jeremie Pichon et Benedicte Moret. Le contenu, les conseils pratiques l’enchantent. Son compagnon se sent également concerné. Ensemble ils appliquent les recommandations et changent progressivement leur quotidien. Heureux, ils le sont en consommant sain ; elle est satisfaite de fabriquer ses produits d’hygiène. Un besoin émerge : celui de partager ce bien-être, procuré par ce nouveau mode de consommation. C’est la rentrée 2018. Caroline apprend la création de l’Association locale Zero Waste Pays de Rennes au printemps précédent.
« frustrée de ne pouvoir faire plus, je souhaitais rejoindre les citoyens de proximité, concernés par cette action, participer à la diffusion de ce mode de vie, crucial. » Caroline
A 30 ans, c’est son premier engagement dans une association. Elle le veut pratique, efficace et aspire à retrouver les autres adhérents (une quarantaine en octobre 2019) pour diffuser les cinq préceptes : refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter.
Actrice du changement, de la transition

Au sein de l’association, elle s’engage dans le groupe « Commerçants Zero Déchet». Avec les 6 autres adhérentes, elles organisent des « Marathons » dans le centre-ville rennais, notamment. La démarche est de sensibiliser les commerçants. Accepter les contenants des clients, apposer le sticker de l’association sur leur vitrine (mi-octobre 2019, 20 commerçants du centre l’affichent) .


Des rencontres, animations dans les écoles, les facultés, les maisons de quartier sont également organisées par Zero Waste Pays de Rennes. Une association qui s’expose dans les salons et autres festivals alternatifs.
Retrouver tous leurs tutos ici
Planet Zero, un engagement épanouissant
Caroline voulait donner du sens à sa vie en adhérent. Elle l’a trouvé. Même plus : un accomplissement ! Pour l’association, elle donne de son temps, vingt à trente heures par mois. Cette communauté de bénévoles « fait du bien ». L’enjeu est primordial. Il faut convaincre et rallier à la cause progressivement. Pas facile de parler de retour sur investissement « mais la certitude de bien faire ».
Développeuse informatique, elle n’a pas mis en avant ses compétences professionnelles. « Ce n’était pas l’objectif. Mais si un besoin émerge, je pourrais le faire ». Le bureau se compose de cinq bénévoles. Mais elle ne souhaite pas y participer.
La philosophie, l’esprit, l’action, l’ambiance de Zero Waste répondent aux attentes de Caroline.
« Je participe à une belle démarche, elle n’est pas vaine. Nous sommes parfois confrontés à des objections, loin de nous dissuader, elles nous incitent à continuer à communiquer, sensibiliser. Des graines sont plantées pour notre sujet de prédilection : Le meilleur déchet, c’est celui qui n’existe pas ! »



