Les invisibles, créé en janvier 2020, par trois jeunes femmes d’une moyenne d’âge de 28 ans, porte ce nom pour honorer les fournisseurs, ceux que l’on ne voit pas ! Après un mois de fonctionnement (début mars), elles étaient à 70 % du chiffre d’affaire prévisionnel. Mi-juillet 2020, elles sont à 60 %. Justine, la cuisinière, a connu le chômage partiel durant les deux mois du confinement. Margot et l’autre Justine, les co-gérantes ont proposé de la vente à emporter dès le 6 mai, midi et soir : deux plats par semaine et des pâtisseries. « Le brunch du week-end a remporté un franc succès. Nous proposions également la livraison, qui a fini de satisfaire les clients. Ces initiatives nous ont permis de nous faire connaître davantage. »

Depuis l’ouverture post-covid, le 2 juin, la reprise est timide. Justine et Margot ont encore recours à une ou deux journées de chômage partiel. « Cependant, nous demeurons enthousiastes. La crise sanitaire a permis de valoriser le travail nos fournisseurs les agriculteurs locaux, ceux que l’on souhaitait mettre en avant dès notre création, les fameux « Invisibles » avec lesquels nous travaillons en direct. Notre clientèle a soutenu notre restaurant. De manière globale, les clients ont été solidaires des commerces qui ont subi la crise de plein fouet. La reprise automnale 2020 se passe relativement bien. Le brunch du dimanche cartonne, mais les autres jours varient, aucun ne se ressemble, chaque semaine apporte ses surprises ! Les mesures sanitaires sont un peu lourdes, nous devons refuser beaucoup de monde certains midi à cause des distances de sécurité« . Beau témoignage d’adaptabilité !
Pour Noël 2020, elles ont créée une « Epicerie de Noël », qui propose des produits « maison » (pâte à tartiner, confiture de lait, granola) , ainsi que des mets spécifiques pour les fêtes (pain d’épices au Chaï, sauce, chutney). Nos Invisibles sont décidément très actives.
*Photo de couverture : Justine, la cuisinière, Margot et Justine, les cogérantes des Invisibles
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