Le bistrot a fermé durant les 2 mois et demi du confinement. Les trois salariés et l’apprenti ont pu bénéficier du chômage partiel mais l’établissement n’a pas reçu d’aide de la part de son assurance. Seule une mensualité n’a pas été prélevée. Les propriétaires n’ont pas sollicité de demande d’éligibilité au Prêt Garanti par l’Etat (PGE). Avant le confinement Anne, Thierry et leur équipe servaient 65 repas par jour, tous concoctés avec des produits de producteurs locaux.
Face à la crise sanitaire, « nous avons su diversifier notre offre pour répondre à plusieurs besoins : la lassitude de faire à manger au quotidien mais aussi l’envie de retrouver un lien social avec un commerçant de proximité. Thierry salue le mouvement d’entraide dans les «étages » rencontré durant la pandémie ». Le 27 avril, pour faire face aux charges, Le Café Cortina développe la vente de plats à emporter. Elle a plutôt bien fonctionné en proposant 2 plats et 4 desserts au choix, la carte habituelle. Thierry a assumé seul la confection d’une quarantaine de plats à emporter par jour (ventes journalières sur cette période). Cette initiative a été proposée sur les réseaux sociaux et par un affichage sur la vitrine. « Les habitants du quartier et les autres ont pu goûter les plats, varier leur alimentation. Une occasion de tester la cuisine, l’apprécier et y revenir… »

«Grâce à ces efforts nous retrouvons nos clients avec un plaisir partagé ! »
Pour la réouverture, le 2 juin 2020, des adaptations ont été nécessaires : l’affichage des règles sanitaires, mise à disposition de gel hydroalcoolique, port du masque pour les salariés. Également au niveau de l’aménagement, un tiers des tables ont été remisées pour respecter les distanciations exigées. « La capacité d’accueil a diminué de 30%. Nous accueillons 6 jours de la semaine au lieu de 5 précédemment. Grâce à ces efforts nous retrouvons nos clients avec un plaisir partagé ! »
Photo de couverture : Thierry et Anne du Café Cortina


