Un rapport du Sénat de février 1999 rappelle la volonté des pouvoirs publics de ne plus ignorer un phénomène de la vie associative qui touchait 25 % des Français âgés de plus de 18 ans.
Les élus, reconnaissants du travail effectué par les bénévoles et leur contribution à leurs communautés, ne manquent jamais de les remercier lors des discours qui inaugurent les rassemblements populaires.
Le 5 décembre, journée mondiale du volontariat
La Journée internationale des Volontaires (JIV) a été adoptée par les Nations Unies en 1985 afin de célébrer le pouvoir et le potentiel du volontariat.
Le bénévolat, indicateur de certaines mutations sociales
Depuis 2000, chaque année en France, quelque 63 000 nouvelles associations sont nées et environ 23 000 ont disparu. En novembre 2019, on estime à 1,5 millions le nombre d’associations actives en France. Une hypothèse peut être avancée : le développement de l’engagement associatif et donc bénévole pallie en partie l’affaiblissement des liens familiaux et tend à se substituer à l’entraide informelle à l’échelle d’un quartier ou d’une commune. Entre 2006 et 2009, l’activité économique ou d’insertion sociale a compté pour environ 12 % des nouvelles créations d’associations. Ces dernières visent en particulier à dynamiser la vie locale (création d’une épicerie, d’une cantine, d’un réseau de transport scolaire, etc.).
ici la source de ces chiffre
Durant cette même période, le secteur culturel et touristique a représenté 37 % des nouvelles créations d’associations ; le sport, environ 15 %, suivi par les loisirs et la jeunesse (12,5 %) ; la santé et l’action sociale (9 %) ; l’éducation, la formation, le logement ou l’environnement (6 %) ; la vie sociale (5 % – associations politiques, religieuses et de défense des droits de l’homme).
Le bénévolat, menace ou soutien au pouvoir en place ?
Proche des mouvements des courants idéologiques, le bénévolat reflète les engagements, les tendances de nos démocraties. La « proximité » de l’association permet à l’engagement pour raisons individuelles d’aller vers les perspectives d’un intérêt plus général dans la gestion des problèmes locaux. Les associations sont le lieu privilégié de l’expression de la démocratie de proximité, excellents relais de la trop grande généralité perçue des problèmes politiques généraux.
Ensemble !
Conscients de cette complémentarité, les pouvoirs publics soutiennent l’emploi associatif grâce à des dispositifs de contrats aidés largement utilisés par les associations. En exemple, l’initiative menée par la Ville de Paris et l’association “PariSolidaire”, qui offre à certains étudiants la possibilité de louer un logement à très bas prix, en échange de visites à des personnes âgées isolées quelques heures par semaine.
Plus d’informations sur les contrats aidés ici

Cohésion sociale
Les associations peuvent être considérées comme le lieu d’apprentissage de la solidarité et des vertus civiques dans la mesure où l’engagement personnel facilite l’intégration des normes et des valeurs nécessaires à une cohésion sociale.
Le monde associatif constitue souvent le creuset dans lequel émanent des appétences politiques. Bien souvent, des élus associatifs quittent leurs postes pour entrer en campagne. Tout récemment, Olivier Vermeulin, président de l’Amicale de Navarre depuis avril 2017, annonce : «Convaincu de la nécessité du changement à Évreux, j’ai décidé de m’engager pleinement à l’occasion des élections municipales de mars 2020. Par éthique, par amour de l’association et de mon quartier, par respect pour les salariés, adhérents et bénévoles, j’ai donc naturellement souhaité préserver l’Amicale de Navarre en faisant le choix difficile de démissionner du poste de président. »



