Déclarée à la préfecture d'abord sous le titre de "Groupement de Parkinsoniens des Côtes d'Armor" le 15 avril 1987, l'APCA prend le nom actuel à partir du 07 août 2001.
Créée notamment dans le but d'être totalement indépendante de toute forme d'instance (politique, morale, religieuse, philosophique, etc.), l'Association de Parkinsoniens des Côtes d'Armor (APCA) rayonne sur le département pour être au plus près des besoins des personnes concernées par la maladie de Parkinson ou une pathologie apparentée : aidés, aidants, professionnels, sympathisants...
Dans son rapport datant de février 2022, l'institut national de la santé et de la recherche [INSERM] a comptabilisé 272 500 cas de maladie de Parkinson en France avec une augmentation moyenne de 25 000 par an. La fréquence de la pathologie augmente avec l'âge avec un pic entre 85 et 89 ans. Mais ce n'est pas pour autant une "maladie de vieux" puisque, dans cette étude, 17% des Français souffrant de cette pathologie avaient moins de 50 ans.
En Bretagne, il y a 10 000 cas dont 900 sont âgés de moins de 45 ans [Source : ARS].
Dans les Côtes d'Armor, 2900 cas ont été comptabilisés par l'ARS en 2023 avec une personne de plus tous les deux jours.
Les causes d'apparition de cette pathologie restent difficiles à déterminer car plusieurs facteurs peuvent s'associer. Les causes environnementales ne doivent pas être négligées c'est pourquoi la recherche s'intéresse de plus en plus à l'influence des produits polluants : exposition aux solvants organiques, métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, ...), habitats en milieu industriel mais aussi en milieu rural du fait notamment de l'exposition aux pesticides organochlorés, l'éventuelle consommation d'eau des puits, etc.
"La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative progressive, caractérisée par la destruction de certains neurones du cerveau et par l’accumulation d’amas protéiques toxiques pour les cellules nerveuses. Grâce aux progrès réalisés ces dernières années, les processus physiopathologiques à l’œuvre sont mieux compris. À terme, ces découvertes devraient aboutir à la mise au point de traitements capables de stopper ou de ralentir l’évolution de la maladie. Mais pour l’heure, la prise en charge des patients repose principalement sur l’administration de dopamine, afin de compenser les effets liés à la neurodégénérescence, et celle d’autres médicaments qui permettent de soulager les symptômes non moteurs de la maladie." (Source : INSERM-17/02/2022)
C'est une maladie neurologique pouvant entraîner des troubles variés tels que raideurs, tremblements de repos, lenteurs, blocages, pertes d’équilibre, maladresses au point de ne plus pouvoir se déplacer avec souplesse, parler avec force et mélodie, écrire lisiblement. Il faut ajouter les troubles non moteurs plus ou moins présents : troubles du sommeil, douleurs, anxiété, dépression... Par conséquent, l'aide apportée par l'entourage et les professionnels doit être adaptée. Le panel de troubles peut être particulièrement varié et difficile à vivre pour le malade comme pour l'aidant.
Mieux comprendre la maladie et ses traitements, informer, soulager ceux qui y sont confrontés, briser l'isolement des malades et de leurs proches, écouter les besoins, soutenir, créer des liens, dynamiser, tel est le rôle de l’APCA. Elle peut réunir malades, aidants, professionnels, sympathisants, autour d’actions diverses : conférences avec des spécialistes, activités spécifiques (activité physique et Qi Gong adaptés), rencontres (causeries, groupes de parole...), moments conviviaux (jeux, pique-niques, sorties...) dans le but de comprendre, mieux s'adapter et aussi oublier la maladie en offrant un peu de répit.
Ligne de renseignements, d'écoute et de soutien en toute confidentialité : 07 88 51 63 61
Courriel : apca.parkinson@gmail.com
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